# Dalma avis : notre analyse complète de cette assurance animaux

Choisir une assurance pour son animal de compagnie représente un engagement financier important qui mérite une réflexion approfondie. Avec l’augmentation constante des frais vétérinaires en France, où une simple consultation peut atteindre 50 à 80 euros et une chirurgie plusieurs milliers d’euros, protéger la santé de son chien ou chat devient une priorité pour de nombreux propriétaires. Dalma s’est positionné comme un acteur innovant du secteur, promettant des remboursements rapides et une gestion 100% digitale. Mais cette jeune compagnie tient-elle réellement ses promesses ? Entre avis enthousiastes et critiques acerbes, il est essentiel d’examiner objectivement les forces et faiblesses de cet assureur pour déterminer s’il constitue le bon choix pour votre compagnon à quatre pattes.

Présentation de dalma : acteur français de l’assurance santé animale

Historique et positionnement de dalma sur le marché français des mutuelles pour animaux

Fondée en 2021, Dalma appartient à cette nouvelle génération d’assureurs qui misent sur l’expérience digitale et la simplicité d’utilisation. L’entreprise s’est rapidement fait connaître grâce à une communication dynamique et une présence affirmée sur les réseaux sociaux. Contrairement aux acteurs historiques du secteur comme SantéVet ou Bulle Bleue, Dalma a construit son offre autour d’une application mobile pensée comme le centre de toutes les interactions avec ses clients. Cette approche digital-first attire particulièrement les propriétaires d’animaux de la génération milléniale et de la génération Z, habitués à gérer leurs services depuis leur smartphone.

Le positionnement de Dalma repose sur trois piliers fondamentaux : transparence tarifaire, rapidité de remboursement et accessibilité du service client via des canaux numériques. L’assureur revendique plus de 40 000 clients en 2024, ce qui témoigne d’une croissance rapide mais reste modeste comparé aux leaders du marché qui comptent leurs assurés par centaines de milliers. Cette taille intermédiaire présente des avantages en termes de réactivité, mais soulève également des questions sur la capacité de l’entreprise à maintenir sa qualité de service lors de pics d’activité.

Partenariats avec les vétérinaires et réseau de soins agréés

Contrairement à certains assureurs qui ont développé des réseaux de cliniques partenaires offrant des tarifs négociés, Dalma adopte une approche différente. L’entreprise fonctionne avec le principe du libre choix du vétérinaire, ce qui signifie que vous pouvez consulter n’importe quel praticien en France sans restriction. Cette liberté constitue un avantage indéniable si vous avez déjà établi une relation de confiance avec un vétérinaire spécifique ou si vous vivez dans une zone rurale où les options sont limitées.

Cependant, l’absence de réseau partenaire signifie également qu’il n’existe pas de système de tiers payant généralisé. Vous devrez donc systématiquement avancer les frais vétérinaires avant d’obtenir votre remboursement, ce qui peut représenter un obstacle financier en cas d’urgence coûteuse. Certains vétérinaires acceptent néanmoins de remplir directement les feuilles de soins Dalma et de les transmettre électroniquement, facilitant ainsi vos démarches administratives. Cette pratique reste toutefois à la discrétion de chaque praticien et n’est pas systématique

Dans les faits, Dalma ne propose donc pas de « réseau de soins agréés » au sens strict, mais plutôt un écosystème ouvert : libre à vous de conserver votre clinique habituelle, d’en changer à tout moment, ou de combiner visites physiques et téléconseils vétérinaires intégrés à l’offre.

Offres digitales et application mobile dalma pour la gestion des remboursements

Le cœur de l’expérience Dalma, c’est son application mobile, disponible sur iOS et Android. C’est via cette interface que vous souscrivez le contrat, déclarez vos sinistres, suivez vos remboursements et accédez au téléconseil vétérinaire. L’objectif affiché : supprimer autant que possible le papier et les allers-retours administratifs, pour que vous puissiez vous concentrer sur la santé de votre animal plutôt que sur les formulaires.

La procédure de remboursement se fait en quelques étapes simples : vous téléchargez la feuille de soins Dalma avant votre rendez-vous, vous la faites remplir par le vétérinaire, puis vous prenez en photo la feuille et la facture acquittée pour les téléverser dans l’application. De nombreux avis clients confirment que, pour un dossier complet et clair, la validation intervient parfois en quelques minutes, et le virement sous 24 à 48 heures ouvrées. À l’inverse, dès qu’un élément manque ou est illisible, le traitement se complique et Dalma peut demander des compléments, ce qui rallonge sensiblement les délais.

L’application donne également accès à un service de vétérinaires en ligne, joignables par tchat, visio ou appel. Ce service ne remplace pas une consultation physique – aucune ordonnance ne peut être établie – mais il permet de trier les urgences, de savoir si vous devez vous déplacer immédiatement en clinique ou si un simple suivi à domicile suffit. Pour beaucoup de propriétaires, cette fonctionnalité s’apparente à un « médecin de famille numérique » pour leur chien ou leur chat.

Zones géographiques couvertes et accessibilité des services dalma

Dalma couvre aujourd’hui les chiens et chats résidant majoritairement en France, avec une indemnisation effectuée en euros sur un compte bancaire français. Les frais vétérinaires engagés à l’étranger lors de voyages peuvent être pris en charge, à condition de fournir des justificatifs conformes (facture détaillée, diagnostic, preuve de paiement) et que les soins entrent bien dans le cadre des garanties prévues au contrat. Le remboursement intervient toutefois toujours depuis la France, sans règlement direct auprès du vétérinaire étranger.

Cette couverture internationale reste donc pratique pour des séjours temporaires (vacances, déplacements professionnels), mais ne constitue pas une véritable assurance santé « expatriation » animale. Par ailleurs, l’accessibilité des services Dalma repose presque entièrement sur des canaux digitaux : application, espace client en ligne, e‑mail et parfois prise de rendez-vous téléphonique différé. Pour un propriétaire à l’aise avec les outils numériques, cette organisation est fluide. Pour d’autres, moins familiers avec le digital ou en quête d’un interlocuteur téléphonique immédiat, cette approche peut être frustrante, notamment en cas de litige ou de dossier complexe.

Analyse détaillée des formules d’assurance dalma : essentielle, confort et premium

Taux de remboursement et plafonds annuels par formule

Dalma structure son offre autour de trois grands niveaux de protection que l’on peut assimiler à des formules Essentielle, Confort et Premium. Dans la pratique, vous choisissez surtout un taux de remboursement (60, 70, 80, 90 ou 100 %) et un plafond annuel (de 1 000 à 2 500 €), que l’assureur regroupe ensuite sous ces appellations commerciales. Plus le taux et le plafond sont élevés, plus la cotisation mensuelle augmente, mais plus votre reste à charge diminue en cas de gros imprévu vétérinaire.

La formule que l’on peut rapprocher d’Essentielle repose généralement sur un remboursement de 60 à 70 % et un plafond aux alentours de 1 000 €. Elle vise les propriétaires cherchant à contenir leur budget tout en se protégeant des principaux accidents. La formule Confort se situe plutôt entre 70 et 80 % de prise en charge, avec un plafond d’environ 1 500 € par an, un bon compromis pour couvrir aussi bien les consultations courantes que des interventions plus lourdes. Enfin, l’option Premium correspond à un remboursement jusqu’à 100 % des frais, avec un plafond pouvant atteindre 2 500 € annuels, mais elle n’est accessible qu’aux animaux relativement jeunes (en général jusqu’à 7 ans à la souscription).

Pour visualiser rapidement les différences, on peut résumer les ordres de grandeur suivants :

Formule Taux de remboursement indicatif Plafond annuel indicatif Profil type
Essentielle 60–70 % ≈ 1 000 € Budget serré, couverture de base
Confort 70–80 % ≈ 1 500 € Équilibre coût/protection
Premium 90–100 % jusqu’à 2 500 € Animaux jeunes, protection maximale

Concrètement, si votre chat a besoin d’une opération à 1 000 € et que vous êtes à 80 % avec un plafond de 1 500 €, Dalma prendra en charge 800 € et il vous restera 200 € à payer. Avec une formule Premium à 100 % et plafond 2 500 €, vous ne supporteriez aucun reste à charge sur cet acte (hors éventuels soins exclus contractuellement).

Franchises appliquées et délais de carence selon les garanties

Un des arguments commerciaux majeurs de Dalma est l’absence totale de franchise : aucune somme fixe ne reste automatiquement à votre charge à chaque sinistre ou chaque année. Contrairement à certains concurrents qui appliquent 15 à 75 € de franchise annuelle, ici, toutes les dépenses éligibles sont remboursées au taux choisi dès le premier euro, dans la limite du plafond. Cette caractéristique rend la lecture du contrat plus simple et facilite vos calculs lorsque vous estimez la rentabilité de votre assurance animaux.

En contrepartie, Dalma applique des délais de carence, c’est‑à‑dire des périodes pendant lesquelles les soins ne sont pas encore couverts après la souscription. Pour les accidents, ce délai est généralement de 2 jours, ce qui permet une prise en charge assez rapide. Pour les maladies, il est de 45 jours, et peut monter à 120 jours pour certaines chirurgies liées à une pathologie. Il existe toutefois un dispositif intéressant : si vous fournissez un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire partenaire dans les 21 jours précédant l’adhésion (et si votre animal a moins de 6 ans), le délai de carence maladie peut être réduit à 5 jours.

Le forfait de prévention (appelé souvent « Bien‑être »), lorsqu’il est souscrit en option, ne comporte pas de délai de carence : vaccins, vermifuges, antiparasitaires et autres actes de routine sont potentiellement remboursables dès le premier jour de votre contrat, dans la limite du montant choisi. En résumé, Dalma privilégie un modèle sans franchise, mais avec des délais de carence classiques, voire allongés pour certains actes lourds, ce qui impose d’anticiper la souscription plutôt que d’attendre l’apparition d’un problème.

Couverture des actes vétérinaires courants : consultations, analyses et chirurgies

Sur le périmètre des soins, les formules Dalma restent assez complètes, à condition que l’on parle bien d’accident ou de maladie couverte. Les consultations vétérinaires – généralistes ou spécialisées – entrent dans le champ des garanties, tout comme les visites d’urgence. Les médicaments prescrits, les analyses de laboratoire (sang, urine, biopsie…), les examens d’imagerie (radio, échographie, scanner, IRM) sont pris en charge selon votre taux de remboursement, dès lors qu’ils répondent à une indication médicale.

Les chirurgies et hospitalisations, souvent les postes les plus coûteux, sont également incluses, à condition qu’elles ne concernent pas une pathologie expressément exclue (maladie héréditaire, affections congénitales, troubles comportementaux non imputables à une cause médicale, etc.). Par exemple, une intervention pour ligaments croisés, une laparotomie exploratrice ou une chirurgie digestive sont typiquement remboursables, alors qu’une opération purement esthétique (taille de oreilles, raccourcissement de queue) ne le sera jamais.

Dans la pratique, ce sont surtout les soins « de frontière » qui posent question : détartrage sans problème parodontal avéré, bilans de santé jugés préventifs, alimentation thérapeutique, compléments alimentaires. Sans forfait Bien‑être, la plupart de ces actes sont considérés comme de la prévention et restent à votre charge. Avec le forfait, ils peuvent être couverts mais viendront consommer votre enveloppe annuelle de prévention. D’où l’importance de bien distinguer, avec votre vétérinaire, ce qui relève du curatif et ce qui est classé en préventif par Dalma.

Prise en charge des maladies héréditaires et affections chroniques

C’est probablement l’un des points les plus sensibles de l’assurance animaux Dalma : la gestion des maladies héréditaires, congénitales et chroniques. Comme une grande partie du marché, Dalma exclut de façon générale les affections d’origine génétique ou congénitale, ainsi que les conséquences de malformations connues de la race (dysplasie de la hanche chez certains grands chiens, luxation de la rotule, certaines anomalies cardiaques ou oculaires, syndromes brachycéphales, etc.). En clair, si votre animal développe une pathologie considérée comme inscrite dans ses gènes, vous ne pourrez pas compter sur un remboursement, même si la maladie se déclare après la souscription.

Les maladies chroniques, en revanche, peuvent être prises en charge dès lors qu’elles n’étaient pas présentes avant l’adhésion et qu’elles ne relèvent pas d’une exclusion spécifique. Un diabète diagnostiqué après la fin du délai de carence, une insuffisance rénale acquise, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin sont, en principe, remboursables tant que vous restez dans les limites de votre plafond annuel. Cependant, les avis clients montrent que Dalma peut se montrer exigeant sur la chronologie des symptômes et demander des historiques vétérinaires détaillés pour s’assurer que la pathologie n’était pas antérieure à la souscription.

Autre particularité notable : la cataracte chez les chiens âgés de plus de 8 ans est systématiquement exclue, même si elle n’était pas présente au moment de la signature. De même, certains soins dentaires ou orthodontiques ne sont pris en charge qu’en cas de conséquence d’un accident, et non lorsqu’il s’agit de corriger une anomalie de croissance. Si vous avez un animal de race prédisposée à ce type de problèmes, il est essentiel de lire les conditions générales ligne par ligne et de poser vos questions à Dalma avant de valider votre contrat.

Options complémentaires : médecines douces, prévention et stérilisation

Pour aller au‑delà de la simple prise en charge des accidents et maladies, Dalma propose une option de prévention souvent appelée « forfait Bien‑être ». Cette enveloppe annuelle, réglable à 100, 150 ou 200 €, permet de se faire rembourser des actes qui ne sont généralement pas couverts par la formule de base : vaccins, rappels, vermifuges, antiparasitaires, bilan de santé annuel, détartrage, voire certaines médecines douces comme l’ostéopathie ou l’acupuncture, lorsque ces actes sont réalisés par un vétérinaire et facturés en conséquence.

La stérilisation (castration ou ovariectomie) est également incluse dans ce forfait, mais dans la limite d’un montant maximal annuel, souvent fixé à 100 €. Concrètement, si la stérilisation de votre chienne coûte 300 €, le forfait Bien‑être pourra couvrir 100 € et il vous restera 200 € à votre charge. Cette option est particulièrement intéressante si vous avez un jeune animal et que vous prévoyez de le faire vacciner, identifier, stériliser et de lui offrir un détartrage ou un bilan de santé complet dans les premières années.

Les médecines douces font l’objet d’une prise en charge variable selon les contrats. Chez Dalma, elles ne sont pas remboursées par la formule médicale de base, mais peuvent l’être via le forfait de prévention, tant qu’il s’agit d’actes pratiqués par un vétérinaire ou un professionnel reconnu par l’assureur. Là encore, la clé est de bien conserver les factures détaillées et de vérifier, avant de vous engager dans un protocole de soins alternatif, que celui‑ci entre bien dans le cadre des garanties Dalma.

Grille tarifaire dalma : comparaison des cotisations mensuelles selon espèce, race et âge

Tarification pour chiens de races prédisposées : bouledogue français, berger allemand, labrador

Comme tous les assureurs santé animaux, Dalma module ses tarifs en fonction de l’espèce, de la race, de l’âge et parfois du sexe de l’animal. Les chiens de races dites « à risque » (bouledogues, grands chiens sportifs, races prédisposées à la dysplasie, etc.) se voient appliquer des cotisations plus élevées que les petits chiens rustiques ou les croisés. L’idée est simple : plus la probabilité de pathologies coûteuses est importante, plus la prime d’assurance augmente pour compenser ce risque.

À titre indicatif, pour un Labrador Retriever d’un an, on retrouve des tarifs de l’ordre de 18,99 €/mois pour une couverture de type Essentielle, autour de 32–39 €/mois pour une formule Confort, et près de 70–80 €/mois pour une protection Premium à 100 % avec plafond maximum. Pour un Bouledogue français, les montants montent encore d’un cran : environ 19–23 €/mois en entrée de gamme, 36–41 €/mois pour une formule intermédiaire, et jusqu’à 70–80 € ou plus pour une formule très protectrice, en raison des nombreuses affections respiratoires, dermatologiques et orthopédiques auxquelles la race est exposée.

Le Berger allemand, chien de grande taille et très actif, se situe souvent dans une fourchette tarifaire similaire ou légèrement inférieure au Bouledogue français, mais supérieure au Labrador, notamment en raison du risque de dysplasie et de pathologies ostéo‑articulaires. En pratique, pour ces races prédisposées, il est judicieux de mettre en balance deux logiques : soit accepter une cotisation mensuelle élevée pour bénéficier d’une prise en charge très large, soit choisir un taux de remboursement plus modéré (70–80 %) et un plafond confortable, afin de maîtriser votre budget tout en limitant les mauvaises surprises.

Prix des formules pour chats européens, maine coon et persan

Les chats bénéficient en général de cotisations inférieures à celles des chiens chez Dalma, en raison de frais vétérinaires moyens plus faibles sur la durée de vie. Un chat européen d’un an peut ainsi être assuré à partir d’environ 6,99 €/mois en formule Essentielle, 11–15 €/mois pour une formule Confort, et 24–33 €/mois pour une couverture Premium très complète. Pour beaucoup de foyers, ces montants restent acceptables au regard du budget vétérinaire potentiel sur plusieurs années.

Les races plus spécifiques comme le Maine Coon ou le Persan, connues pour certaines prédispositions (cardiaques, rénales ou respiratoires), voient leurs cotisations légèrement augmenter. On observe par exemple des tarifs d’entrée de gamme autour de 9,99 €/mois pour un Maine Coon jeune, avec des formules Confort à 18–20 €/mois et des options Premium à plus de 35–40 €/mois. Le Persan se situe dans des niveaux similaires, notamment en raison de ses particularités morphologiques et des problèmes oculaires ou respiratoires fréquemment observés.

Pour un propriétaire de chat, la question clé est souvent la suivante : vaut‑il mieux prendre une formule très couvrante ou se contenter d’un niveau intermédiaire ? Si votre animal vit en intérieur, ne sort pas et présente un profil de risque faible, une formule Confort à 70–80 % et plafond de 1 500 € peut suffire largement. À l’inverse, pour un chat d’extérieur exposé aux bagarres, accidents de voiture ou infections, ou pour une race fragile, une protection plus solide peut rapidement s’avérer rentable.

Impact de l’âge de souscription sur les primes d’assurance

L’âge de souscription joue un rôle déterminant dans la tarification Dalma. Plus vous assurez votre animal tôt, plus la cotisation de départ est faible, et plus vous avez de chances d’accéder à un taux de remboursement élevé, voire à 100 % pour les jeunes chiens et chats. À l’inverse, Dalma fixe une limite d’âge à l’adhésion : en général 9 ans maximum pour accéder à une formule, et 7 ans seulement pour les contrats à 100 % de prise en charge. Après cet âge, il devient impossible de souscrire ou d’opter pour la couverture la plus généreuse.

Par ailleurs, de nombreux avis clients soulignent que les primes augmentent au fil des années, parfois de manière significative. Certains témoignages font état de hausses de 15 à 30 % d’une année sur l’autre, en particulier lorsque l’animal vieillit ou lorsqu’il a beaucoup consommé son plafond de remboursement. Même si cette évolution est fréquente dans le secteur de l’assurance santé animale, elle peut surprendre un maître qui s’attendait à une progression plus lissée. Il est donc prudent d’anticiper un budget en légère augmentation d’année en année.

Enfin, à partir de 10 ans, si votre animal est déjà assuré chez Dalma, il reste couvert à vie, mais le taux de remboursement peut baisser progressivement (par exemple, –5 points par an). Cette mécanique reflète la hausse du risque médical en vieillissant, mais elle signifie aussi qu’un chien ou un chat très âgé verra ses remboursements diminuer, alors même que ses besoins en soins augmentent. Là encore, lire les conditions générales et poser clairement la question de l’évolution des garanties avec l’âge est indispensable avant de vous engager.

Procédure de remboursement et délais de traitement des dossiers dalma

La procédure de remboursement Dalma suit un schéma relativement simple, mais qui exige rigueur et complétude dans la constitution du dossier. Après chaque visite chez le vétérinaire, vous devez : télécharger ou présenter la feuille de soins Dalma afin que le praticien la remplisse, récupérer une facture détaillée et acquittée, ainsi que, le cas échéant, l’ordonnance et les résultats d’examens. Une fois de retour chez vous, vous ouvrez l’application Dalma, sélectionnez l’animal concerné, puis déposez les documents en les photographiant ou en les important au format PDF.

Si tous les justificatifs sont lisibles et conformes, Dalma annonce traiter environ un dossier sur deux en moins de 30 secondes grâce à une forte automatisation, les autres étant validés manuellement sous 24 à 48 heures ouvrées. Dans la plupart des cas favorables, l’argent apparaît sur votre compte bancaire dans les 2 à 5 jours suivant la consultation, selon les délais interbancaires. C’est d’ailleurs l’un des points les plus salués par les assurés satisfaits, qui racontent régulièrement avoir reçu le mail de confirmation de remboursement quelques minutes après avoir soumis leur demande.

En revanche, dès qu’un élément manque (preuve de paiement, diagnostic, prescription) ou que la situation est complexe (hospitalisation lourde, suspicion de pathologie antérieure à la souscription, montant très élevé), le traitement se rallonge et Dalma peut exiger des pièces complémentaires. C’est ici que les avis divergent : certains propriétaires jugent cette exigence normale et sécurisante, d’autres ont le sentiment que l’assureur multiplie les demandes dans l’espoir de décourager la démarche. Pour limiter ces frictions, mieux vaut systématiquement :

  • Demander à votre vétérinaire une facture détaillée mentionnant clairement la pathologie, les actes et les médicaments.
  • Vérifier que la feuille de soins est bien remplie, datée et signée.
  • Joindre toute ordonnance ou compte-rendu d’examen utile (scanner, bilan sanguin, hospitalisation).

En cas de blocage persistant, Dalma invite les assurés à contacter le service client via l’application ou par e‑mail. Toutefois, plusieurs témoignages récents évoquent des délais de réponse pouvant atteindre plusieurs semaines dans les périodes de forte charge, ainsi que la difficulté à obtenir un interlocuteur téléphonique en direct. Une minorité de clients mécontents a même eu recours à la médiation ou à des démarches auprès de la DGCCRF pour débloquer des dossiers litigieux. D’où l’importance de conserver une trace écrite de tous vos échanges et de suivre régulièrement l’évolution de vos demandes dans l’application.

Exclusions de garantie et limitations de couverture chez dalma

Comme toute assurance santé animale, Dalma applique un certain nombre d’exclusions qui limitent la portée réelle des remboursements. Les premières concernent la temporalité : les maladies ou accidents survenus avant la date de souscription, ou pendant le délai de carence, ne peuvent pas être pris en charge. De même, toute pathologie pour laquelle des symptômes étaient déjà présents, même sans diagnostic formel, est susceptible d’être considérée comme antérieure et donc exclue.

Les exclusions médicales les plus structurantes portent sur les affections congénitales, héréditaires ou génétiques, ainsi que sur certaines maladies évitables par la vaccination lorsque l’animal n’est pas à jour. Les troubles comportementaux, les problèmes strictement esthétiques (taille de la queue, des oreilles) et la plupart des actes liés à la reproduction (gestation, mise bas, soins des nouveau-nés) ne sont pas couverts. L’alimentation thérapeutique est, elle aussi, exclue en base, sauf lorsqu’elle peut éventuellement être remboursée via le forfait Bien‑être en tant que complément de prévention.

Sur le plan de la prévention justement, Dalma ne prend en charge ni les vaccins, ni les vermifuges, ni les antiparasitaires, ni la stérilisation ou le détartrage dans sa formule médicale standard. Pour que ces frais soient remboursés, il est indispensable de souscrire l’option de prévention, sans quoi ils resteront entièrement à votre charge. Par ailleurs, certains contextes d’utilisation de l’animal sont exclus : chiens utilisés pour la chasse, la compétition, l’élevage ou toute activité professionnelle ; animaux victimes de maltraitance ou de négligence manifeste ; situations de guerre, d’émeute ou de catastrophe naturelle.

Enfin, Dalma peut refuser d’indemniser un sinistre si l’animal n’est pas correctement identifié (puce ou tatouage) ou si les documents transmis sont incomplets, illisibles ou fournis hors délai. Plusieurs assurés rapportent aussi des cas où un accident récent est requalifié en récidive d’un événement plus ancien (par exemple deux chutes rapprochées), ce qui entraîne un refus de prise en charge au motif de pathologie préexistante. Pour éviter les mauvaises surprises, il est donc crucial de :

  1. Lire attentivement les conditions générales, notamment le chapitre « exclusions ».
  2. Vérifier que votre animal est bien identifié et à jour de ses vaccins.
  3. Clarifier avec le service client, avant souscription, la couverture de certaines maladies propres à la race de votre compagnon.

Positionnement concurrentiel : dalma face à santévet, bulle bleue et assur O’Poil

Où se situe Dalma par rapport aux autres assureurs animaux bien connus comme Santévet, Bulle Bleue ou Assur O’Poil ? Si l’on devait résumer, Dalma se positionne comme un acteur « digital‑first » avec une promesse forte de rapidité et de simplicité, là où certains concurrents conservent une approche plus traditionnelle. Santévet, par exemple, propose des plafonds plus élevés (jusqu’à 4 000 € par an) et un service d’avance de frais type Payvet dans certaines cliniques, mais applique des franchises annuelles et des délais de remboursement souvent plus longs.

Bulle Bleue, de son côté, met l’accent sur des formules packagées relativement lisibles, avec un bon niveau de prévention inclus, mais moins de personnalisation possible que chez Dalma. Assur O’Poil joue souvent la carte du prix d’appel attractif, en particulier pour des couvertures centrées sur les accidents, quitte à laisser davantage de frais à la charge du maître pour les maladies ou la prévention. Dans ce paysage, Dalma se distingue par l’absence de franchise, la grande flexibilité du couple taux/plafond et une application mobile parmi les plus abouties du marché, mais pêche sur deux axes : la hausse régulière des cotisations et un service client jugé inégal selon les situations.

Pour un propriétaire de chien ou de chat, le choix ne se résume donc pas à une simple comparaison de tarifs. Il faut prendre en compte la manière dont vous souhaitez gérer la santé de votre animal : préférez-vous une sur‑protection avec plafonds très élevés, quitte à accepter une franchise (modèle proche de Santévet) ? Une formule équilibrée avec prévention incluse d’office (style Bulle Bleue) ? Ou un contrat modulable, 100 % digital, sans franchise, mais avec des exclusions strictes sur les maladies héréditaires (position de Dalma) ? L’idéal reste de mettre noir sur blanc vos priorités – budget mensuel maximal, plafond souhaité, importance de la prévention, âge et race de l’animal – puis de confronter ces critères aux différentes offres avant de trancher.