# Cavalassur avis : la référence pour assurer votre cheval ?
L’univers équestre représente bien plus qu’une simple passion pour des millions de cavaliers en France. Derrière chaque sortie en carrière, chaque compétition ou promenade se cache une réalité financière potentiellement lourde : les frais vétérinaires imprévus, les accidents ou encore le risque de perte de votre compagnon. Face à ces enjeux, choisir une assurance équine adaptée devient une décision stratégique majeure. Cavalassur s’impose depuis près de quatre décennies comme un acteur incontournable sur ce marché de niche, promettant sécurité et sérénité aux propriétaires d’équidés. Mais cette notoriété se justifie-t-elle réellement par la qualité des prestations proposées et les garanties offertes ?
Cavalassur : analyse complète de l’assureur spécialisé équin depuis 1985
Historique et positionnement de cavalassur sur le marché français de l’assurance équestre
Depuis sa création en 1985, Cavalassur a progressivement construit sa réputation en tant que spécialiste de l’assurance pour les chevaux et les cavaliers. L’entreprise s’est positionnée sur un créneau encore peu exploité à l’époque, celui de la protection spécifique des équidés et de leurs propriétaires. Cette anticipation stratégique lui a permis d’acquérir une expertise pointue dans l’évaluation des risques liés à la pratique équestre, qu’elle soit professionnelle ou de loisir.
Le marché de l’assurance équine en France représente aujourd’hui un segment évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros annuels. Avec environ 670 000 équidés recensés sur le territoire et près d’un million de pratiquants réguliers, les opportunités restent considérables. Cavalassur détient une part significative de ce marché, estimée entre 25 et 30% selon les observateurs du secteur. Cette position dominante s’explique notamment par une approche centrée sur les besoins spécifiques des cavaliers, qu’ils pratiquent le CSO, le dressage, l’endurance ou simplement l’équitation de loisir.
La fidélisation client constitue un indicateur révélateur de la satisfaction globale. Les données disponibles suggèrent un taux de renouvellement supérieur à 75%, ce qui témoigne d’une relation durable entre l’assureur et sa clientèle. Cette performance s’appuie sur une connaissance approfondie du monde équestre et de ses particularités, permettant d’adapter constamment les offres aux évolutions des pratiques et des attentes.
Structure juridique et partenariat avec generali france
Cavalassur opère sous la structure juridique d’Assurance & Audit, société par actions simplifiée au capital de 236 296 euros. L’entreprise est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Compiègne et dispose de toutes les autorisations réglementaires pour exercer en tant qu’intermédiaire en assurance. Son inscription à l’ORIAS sous le numéro 07002484 atteste de sa conformité avec les exigences légales du secteur.
Le partenariat stratégique avec Generali France, l’un des leaders européens de l’assurance, constitue un gage de solidité financière et de fiabilité. Cette collaboration permet à Cavalassur de bénéficier de la capacité d’indemnisation et de la stabilité d’un groupe international, tout en conservant son autonomie opérationnelle et sa spécialisation équine. Generali apporte ainsi la sécurité d’un assureur établi depuis 1831, tandis que Cavalassur maintient sa proximité avec le
propriétaire et à ses problématiques du quotidien. Cette articulation entre un grand porteur de risques et un courtier ultra-spécialisé explique en grande partie la solidité perçue de Cavalassur, tant sur le plan financier que technique.
Sur le plan réglementaire, Cavalassur est contrôlé par l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et respecte le cadre imposé par le Code des assurances. Les mentions légales, la politique de confidentialité RGPD et les conditions d’utilisation du site sont clairement accessibles, ce qui constitue un premier indicateur de sérieux pour tout propriétaire souhaitant engager son cheval sur un contrat parfois pluriannuel.
Gammes de contrats proposés : mortalité, RC propriétaire, frais vétérinaires
L’offre Cavalassur s’articule autour de trois grands blocs de garanties : la mortalité/vol du cheval, les frais vétérinaires et la responsabilité civile équestre. Ces briques peuvent être combinées pour construire un contrat plus ou moins complet, en fonction du budget du propriétaire et de l’utilisation de l’équidé (loisir, sport amateur, professionnel, élevage, etc.).
Côté frais vétérinaires, plusieurs niveaux existent, depuis la prise en charge « essentielle » centrée sur les gros coups durs (coliques opérées notamment) jusqu’aux formules plus protectrices couvrant un large spectre de maladies et d’accidents. Les formules historiques « Base », « Confort » et « Sérénité » ont été progressivement reconfigurées, mais la logique reste la même : plus la formule couvre de pathologies (notamment les maladies non consécutives à un accident), plus la cotisation mensuelle augmente.
La garantie mortalité, souvent considérée comme le socle d’un contrat Cavalassur, permet d’être indemnisé sur la valeur du cheval en cas de décès pour maladie ou accident, dans les limites et exclusions contractuelles. Enfin, la responsabilité civile du propriétaire d’équidé (RCPE) couvre les dommages causés à des tiers par le cheval, qu’il soit monté ou non monté, un volet souvent indispensable pour les chevaux au pré, en pension ou amenés à sortir régulièrement à l’extérieur.
Zones géographiques couvertes et réseau de distribution
Cavalassur opère principalement en France métropolitaine, mais couvre également, selon les contrats, les DOM-TOM et certains pays limitrophes lors des déplacements en concours internationaux ou des séjours prolongés en pension. Les conditions de territorialité sont précisées dans les conditions générales : il est essentiel de les vérifier si vous participez à des compétitions à l’étranger ou si votre cheval transite régulièrement hors de France.
La distribution des contrats se fait essentiellement en direct, via le site internet cavalassur.com et le plateau téléphonique basé à Chantilly. Quelques partenariats existent aussi avec des écuries de propriétaires, des centres équestres, des transporteurs et certains vétérinaires, qui orientent leurs clients vers Cavalassur pour la souscription d’une assurance cheval. Cette distribution courte permet souvent d’obtenir une réponse rapide à un devis en ligne, avec une souscription dématérialisée et l’envoi des documents justificatifs (attestation de bonne santé, certificat vétérinaire, RIB) par email.
On retrouve également Cavalassur présent physiquement sur de grands événements équestres français (Equita Lyon, Jumping de Bordeaux, CSIO de La Baule, etc.). Au-delà du simple stand commercial, cette présence sur le terrain facilite le contact direct avec les équipes, la demande de devis personnalisés et la réponse à des cas particuliers (chevaux très haut de gamme, élevage, cavaliers pros).
Formules d’assurance mortalité et garanties décès du cheval
Calcul de la valeur vénale et estimation par expert vétérinaire agréé
La pierre angulaire d’une assurance mortalité chez Cavalassur reste la valeur déclarée de l’équidé. En dessous d’un certain seuil (souvent 25 000 €), l’assureur fonctionne sur le principe de la « valeur agréée » : le propriétaire propose une valeur, Cavalassur la valide sur la base d’éléments objectifs (prix d’achat, pedigree, performances sportives, résultats en concours, etc.) et s’engage à l’indemniser en cas de décès, sans dépréciation liée à l’âge pendant la durée du contrat.
Pour les chevaux de haute valeur (généralement au-delà de 25 000 à 50 000 €), des justificatifs approfondis peuvent être exigés : historique compétitif détaillé, bilan vétérinaire récent, voire expertise par un vétérinaire agréé. Ce dernier évalue la valeur vénale réelle de l’animal au regard du marché (discipline, niveau, génétique, âge) afin de limiter les surévaluations qui pourraient poser problème au moment d’un sinistre mortalité.
En pratique, il est conseillé de rester réaliste sur la valeur assurée. Surévaluer artificiellement son cheval entraîne une cotisation inutilement élevée, tandis qu’une sous-évaluation vous laissera avec une indemnité insuffisante pour racheter un équidé de profil comparable en cas de décès. Comme pour une assurance habitation, l’objectif est d’être au plus juste : ni sous-assuré, ni sur-assuré.
Couverture des risques : maladie, accident, euthanasie d’urgence
Les garanties décès Cavalassur couvrent généralement la mortalité du cheval consécutive à une maladie ou un accident, ainsi que l’euthanasie lorsque celle-ci est médicalement justifiée. Concrètement, si votre cheval décède d’une piroplasmose foudroyante malgré les traitements, ou des suites d’une fracture grave survenue au pré ou en concours, la valeur assurée est remboursée dans les limites du contrat.
L’euthanasie « d’urgence » est elle aussi prise en charge à condition qu’elle soit attestée comme la seule solution raisonnable par le vétérinaire (par exemple, fracture ouverte irréparable, colique avec pronostic désespéré, accident de transport gravissime). L’assureur peut demander un rapport circonstancié du vétérinaire, voire des examens complémentaires (radiographies, photos, compte-rendu opératoire) pour valider le caractère inévitable de la décision.
La plupart des contrats incluent également une prise en charge des frais d’équarrissage ou de crémation dans la limite d’un plafond (souvent autour de 500 €). Ce point, que l’on découvre parfois trop tard, peut pourtant faire la différence au moment où il faut gérer à la fois le choc émotionnel et les aspects pratiques liés au décès du cheval.
Franchise appliquée et délais de carence selon l’âge de l’équidé
En mortalité pure, il n’existe pas de « franchise » au sens des frais vétérinaires : la valeur validée du cheval est indemnisée en totalité, sous réserve des exclusions et plafonds éventuels. En revanche, des délais de carence s’appliquent après la souscription, en particulier pour les décès par maladie. Typiquement, la mortalité par accident est couverte très rapidement (souvent sous 10 jours), tandis que la mortalité par maladie peut être soumise à un délai de carence de 30 jours, voire plus selon le profil du cheval.
L’âge de l’équidé impacte fortement ces conditions. De nombreux échanges sur les forums équestres confirment qu’un cheval doit en général être assuré en mortalité et frais vétérinaires avant la fin de sa 13ᵉ année pour bénéficier des garanties complètes chez Cavalassur. Au-delà, seule une responsabilité civile, voire une garantie « vétéran » très limitée, peut être proposée. Une fois le cheval accepté dans les bonnes conditions d’âge, la mortalité peut être maintenue jusqu’à 18 ans, voire plus selon les évolutions récentes de gamme.
Dans certains cas, l’assureur peut demander un certificat vétérinaire complet à la souscription pour réduire ou supprimer le délai de carence sur certaines garanties (hors maladie préexistante, qui reste exclue de toute façon). C’est un arbitrage classique : plus le vétérinaire documente la bonne santé initiale du cheval, plus les garanties peuvent s’activer rapidement, mais cela implique un coût de visite à prendre en compte.
Exclusions contractuelles : vices rédhibitoires, coliques récidivantes
Comme toute assurance cheval, les garanties mortalité Cavalassur comportent une liste d’exclusions à lire attentivement. Sont notamment exclus : le décès consécutif à un dopage, à une castration, à un abattage administratif (épizootie avec ordre préfectoral), ou encore lié à un défaut volontaire de soins de la part du propriétaire. L’euthanasie de convenance (par exemple, pour raisons financières ou cheval jugé « plus assez performant ») ne donne évidemment pas droit à indemnisation.
Les vices rédhibitoires connus avant souscription, ou révélés dans les délais légaux après l’achat, peuvent également être exclus, sauf mention contraire dans des contrats très spécifiques. De même, certains historiques lourds (coliques récidivantes, tendinites répétées, maladies chroniques comme la fourbure ou le Cushing) peuvent entraîner des exclusions partielles : la mortalité reste couverte, mais pas si elle découle directement de la pathologie déjà connue au moment de la souscription.
En pratique, mieux vaut déclarer honnêtement l’historique vétérinaire de votre cheval lors de la demande de devis. Tenter de dissimuler un antécédent majeur est un mauvais calcul : en cas de sinistre lié à ce problème, l’assureur pourra refuser l’indemnisation, voire remettre en cause l’ensemble du contrat. Mieux vaut un contrat avec quelques exclusions clairement identifiées qu’une fausse couverture qui ne jouerait pas le jour J.
Protection frais vétérinaires : plafonds et remboursements pratiqués
Forfait chirurgie et hospitalisation en clinique équine
La couverture des frais vétérinaires est souvent la raison principale qui pousse les propriétaires à se tourner vers Cavalassur. Les factures de coliques opérées, de fractures ou de chirurgies articulaires peuvent rapidement atteindre 3 000 à 5 000 €, voire davantage lorsque l’hospitalisation se prolonge. Les formules Cavalassur prévoient donc un plafond annuel de remboursement, généralement compris entre 3 000 € et 10 000 €, avec une exception pour les chirurgies de coliques qui bénéficient parfois d’un sous-plafond rehaussé.
Selon la formule choisie, les frais de chirurgie (honoraires chirurgicaux, anesthésie, hospitalisation, examens pré et post-opératoires) sont remboursés entre 90 % et 100 %, après déduction de la franchise (100 à 180 € en moyenne par sinistre). Pour un cheval assuré en « Confort » ou « Zen », une chirurgie lourde de colique à 4 500 € pourra ainsi donner lieu à un remboursement de l’ordre de 4 050 à 4 400 €, laissant à la charge du propriétaire un reste relativement limité au regard de l’enjeu vital.
Le détail important à garder à l’esprit : l’assurance ne remboursera jamais plus que la valeur assurée du cheval sur une même année. Si votre cheval est assuré 2 500 € et que vous choisissez un plafond frais vétérinaires à 10 000 €, celui-ci ne sera de fait jamais atteint, car l’indemnisation globale restera plafonnée à la valeur vénale déclarée. D’où l’importance de calibrer à la fois la valeur du cheval et le plafond frais vétérinaires de manière cohérente.
Prise en charge des soins courants et ostéopathie équine
Les assurances frais vétérinaires Cavalassur distinguent clairement les « sinistres » (accidents, maladies, chirurgies) des soins dits de confort ou d’entretien. Vaccins, vermifuges, bilans sanguins annuels de routine, visites ostéopathiques préventives, dentisterie non liée à une pathologie, compléments alimentaires… tout cela n’est pas pris en charge, quel que soit le niveau de formule. L’assurance intervient lorsqu’il se passe quelque chose d’anormal, pas pour financer la médecine préventive du quotidien.
En revanche, certains actes comme l’ostéopathie, l’acupuncture ou la ferrure orthopédique peuvent être remboursés lorsqu’ils s’inscrivent dans le cadre d’un sinistre déclaré et sur prescription du vétérinaire. Par exemple, à la suite d’une entorse ou d’une arthrose diagnostiquée, si le vétérinaire prescrit des séances d’ostéopathie ou une ferrure spécifique, ces actes pourront être intégrés dans le dossier de remboursement, dans la limite du plafond annuel.
En termes de taux de prise en charge, les accidents et chirurgies sont généralement indemnisés à 90 ou 100 %, tandis que les maladies « simples » peuvent être couvertes à 70 % selon la formule. Cela signifie que sur une facture de 700 € liée à une maladie (myosite, arthrose, ulcères gastriques…), un propriétaire pourra récupérer environ 320 à 400 € après déduction de la franchise. Ce n’est pas une couverture totale, mais cela permet d’absorber une part significative des coups durs.
Options complémentaires : kinésithérapie, imagerie médicale avancée
Avec la montée en puissance de l’imagerie médicale équine (IRM, scanner, scintigraphie) et des traitements de pointe (PRP, IRAP, onde de choc, kinésithérapie, physiothérapie), la question est simple : ces actes très spécialisés sont-ils couverts par Cavalassur ? La réponse est globalement oui, à condition qu’ils soient prescrits par un vétérinaire dans le cadre d’un sinistre et réalisés en clinique ou par un praticien reconnu.
Les contrats récents intègrent de mieux en mieux ces postes de dépenses, mais il reste indispensable de vérifier, avant d’engager plusieurs milliers d’euros d’examens, le niveau exact de prise en charge. Un simple coup de fil au service sinistres permet souvent d’obtenir une confirmation écrite (email) des frais remboursables, un réflexe à adopter systématiquement pour éviter les mauvaises surprises.
Dans certaines gammes, des options spécifiques peuvent être ajoutées pour élargir encore le champ couvert, par exemple pour les chevaux de haut niveau sportif nécessitant un suivi médical sophistiqué. À l’inverse, si vous savez que vous ne souhaiterez pas engager de chirurgie de colique (pour des raisons éthiques, pratiques ou budgétaires), il est possible d’ajuster à la baisse le plafond ou la formule pour réduire la cotisation, comme le témoignent plusieurs propriétaires sur les forums spécialisés.
Responsabilité civile équestre et protection juridique du propriétaire
Au-delà de la santé de votre cheval, la responsabilité civile équestre (RCPE) est un volet à ne surtout pas négliger. Concrètement, cette garantie couvre les dommages que votre cheval pourrait causer à des tiers : piéton renversé au paddock, voiture rayée par un coup de sabot, dégâts matériels dans une structure d’accueil, etc. Chez Cavalassur, la RC peut être souscrite seule ou intégrée dans un pack plus global incluant mortalité et frais vétérinaires.
La RC est généralement scindée en deux composantes : la responsabilité civile du cavalier (cheval monté, en action d’équitation) et la responsabilité civile du propriétaire d’équidé (cheval non monté, au pré, au box, en main). Les garanties prévoient des plafonds élevés de prise en charge des dommages corporels, matériels et immatériels causés à des tiers, dans le respect des montants imposés par la réglementation française.
Certains contrats Cavalassur intègrent en complément une assistance juridique ou une protection juridique limitée, vous permettant d’être conseillé en cas de litige lié à votre cheval (accident, conflit avec un tiers, désaccord sur une vente, etc.). Il ne s’agit pas d’une protection juridique aussi large que celle proposée par des assureurs généralistes, mais d’un appui ciblé sur les problématiques équines les plus courantes. Là encore, lire les plafonds et les conditions d’intervention reste essentiel.
Tarifs cavalassur : grille tarifaire selon discipline et niveau de pratique
Cotisations mensuelles pour un cheval de loisir versus compétition CSO/CCE
Les tarifs Cavalassur dépendent de nombreux paramètres, mais on peut dégager quelques ordres de grandeur à partir des devis moyens observés sur le terrain. Pour un cheval de loisir d’une valeur comprise entre 3 000 et 5 000 €, utilisé en extérieur et en manège sans pratique intensive de compétition, un pack mortalité + frais vétérinaires « intermédiaire » se situe souvent entre 30 et 50 € par mois, RC incluse ou non selon les options.
Pour un cheval de sport engagé en CSO ou CCE, surtout à partir du niveau amateur 1 et au-delà, la cotisation grimpe logiquement. Plus la valeur déclarée est élevée et plus l’exposition au risque (déplacements fréquents, sauts, efforts intenses) est importante, plus la prime augmente. Il n’est pas rare de voir des cotisations de 60 à 100 € par mois pour un cheval de concours estimé à 8 000 – 15 000 €, surtout si l’on ajoute une formule frais vétérinaires haut de gamme.
Les chevaux d’élite (valeur déclarée > 30 000 – 50 000 €) évoluent dans une toute autre sphère tarifaire, avec des primes annuelles pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. Dans ce cas, la négociation passe souvent par un échange direct avec un conseiller Cavalassur, voire par une tarification spécifique basée sur le profil sportif exact du cheval et l’historique de sinistralité de son propriétaire.
Impact de l’âge, de la race et de la valeur déclarée sur la prime
Comme pour une assurance auto ou santé, trois grands facteurs structurent la prime Cavalassur : l’âge du cheval, sa valeur assurée et son utilisation. Plus l’équidé est âgé, plus le risque de pathologies lourdes (coliques, arthrose, affections métaboliques) augmente, ce qui se traduit par des cotisations plus élevées, voire par l’impossibilité de souscrire certaines garanties au-delà de 13 ou 15 ans.
La race joue indirectement, dans la mesure où elle influence le type d’utilisation et la valeur de marché. Un poney de club ou un cheval de loisir de type ONC ne sera pas valorisé et tarifé comme un Selle Français de haut niveau ou un Pur-Sang d’obstacle. Néanmoins, Cavalassur ne discrimine pas officiellement par race dans ses documents publics ; c’est davantage le couple valeur/usage qui structure le tarif.
La valeur déclarée a un effet linéaire : doubler la valeur assurée de 5 000 à 10 000 € fait mécaniquement monter la prime, car l’assureur s’engage à indemniser un capital plus important en cas de mortalité ou d’invalidité (si cette option est souscrite). L’astuce consiste donc à ajuster finement cette valeur, en la révisant si nécessaire au fil des années (cheval qui prend de la valeur en montant de niveau, ou au contraire qui se rapproche de la retraite), afin d’éviter de payer pour une valeur qui ne correspond plus à la réalité du marché.
Comparatif tarifaire face à assur O’Poil équidés et animaux santé
Sur le marché français, Cavalassur se positionne dans une fourchette de prix médiane à légèrement supérieure, en comparaison d’acteurs comme Assur O’Poil Équidés ou Animaux Santé. Les devis montrent que, pour un profil équivalent, Cavalassur n’est pas toujours le moins cher, mais propose souvent des plafonds frais vétérinaires plus élevés ou une couverture plus fine de certaines pathologies (notamment les coliques et les accidents de transport).
Assur O’Poil Équidés se distingue parfois par des formules d’entrée de gamme très attractives pour les budgets serrés, mais avec des plafonds plus limités ou des exclusions plus nombreuses sur les maladies chroniques. Animaux Santé, de son côté, est souvent compétitif sur des profils de chevaux de loisir avec peu de déplacements, mais moins spécialisé dans les niches très sportives ou professionnelles.
En pratique, la bonne démarche consiste à réaliser plusieurs devis comparatifs en renseignant strictement les mêmes données (âge, valeur, discipline, historique de santé). Vous constaterez alors que Cavalassur se situe rarement en bas de l’échelle tarifaire, mais que le rapport garanties/prix reste souvent favorable pour qui recherche une protection solide plutôt qu’une simple « assurance minimum légale ».
Procédure de sinistre et témoignages vérifiés d’assurés cavalassur
Délais de traitement des déclarations et rapidité d’indemnisation
La gestion des sinistres est le véritable test grandeur nature d’un assureur cheval. Sur ce point, les retours d’expérience à propos de Cavalassur sont globalement positifs, malgré quelques cas isolés de lenteur ou de désorganisation. La procédure classique se déroule en quatre étapes : déclaration du sinistre (en ligne ou par téléphone), envoi des justificatifs (factures, comptes-rendus vétérinaires, photos si nécessaire), instruction du dossier par le service sinistres, puis indemnisation par virement ou chèque.
Les délais annoncés dans les conditions générales tournent autour de 20 à 30 jours ouvrés pour une indemnisation une fois le dossier complet. Dans les faits, de nombreux assurés témoignent de remboursements sous 15 à 20 jours pour des dossiers simples (plaie suturée, colique non opérée, myosite ponctuelle). Les sinistres lourds (chirurgie, mortalité) peuvent prendre plus de temps, surtout s’il manque des pièces ou si plusieurs services (vétérinaire conseil, gestion, comptabilité) doivent intervenir.
Un point ressort régulièrement des forums : la nécessité d’envoyer un dossier complet d’emblée (facture détaillée, ordonnance, compte rendu, questionnaire Cavalassur rempli), sous peine de voir les délais s’allonger à cause de demandes complémentaires. Nous vous recommandons de systématiquement demander à votre vétérinaire un compte-rendu écrit et une facture détaillée, et de conserver des copies de tous les documents envoyés.
Qualité du service client et accessibilité du plateau téléphonique
Sur la qualité du service client, les avis Cavalassur sont contrastés mais majoritairement favorables. De nombreux propriétaires louent la disponibilité et la compétence des conseillers, en particulier lorsqu’il s’agit d’expliquer les subtilités des formules ou de confirmer la prise en charge d’un acte avant de l’engager. D’autres témoignages relatent quelques expériences plus difficiles : interlocuteurs pressés, ton jugé peu empathique dans des moments émotionnellement compliqués (décès du cheval, euthanasie), ou encore difficulté à joindre le bon service en période de forte affluence.
Il faut garder à l’esprit qu’un plateau téléphonique d’assureur gère un volume important d’appels, souvent liés à des situations d’urgence. Comme dans beaucoup de structures, l’expérience peut varier d’un conseiller à l’autre. L’avantage de Cavalassur réside dans la spécialisation : la plupart des collaborateurs sont cavaliers ou issus du milieu équestre, ce qui facilite la compréhension des situations concrètes (cheval qui refuse d’embarquer, colique en pleine nuit, accident en concours, etc.).
En pratique, il est utile de noter le nom de votre interlocuteur lors d’un échange téléphonique important, et de demander la confirmation écrite (par email) des points engagés (prise en charge d’un acte, documents nécessaires, délais estimés). Cela sécurise vos démarches et permet de clarifier rapidement les éventuels malentendus ultérieurs.
Retours d’expérience sur les forums équestres et groupes facebook dédiés
Les forums équestres comme Cheval Annonce, 1cheval.com ou les grands groupes Facebook dédiés à l’assurance cheval regorgent d’avis sur Cavalassur. On y trouve aussi bien des retours extrêmement positifs que des critiques virulentes, ce qui est finalement assez logique pour un acteur leader traitant des milliers de dossiers par an. Les points forts le plus souvent cités : rapidité des remboursements sur les dossiers bien montés, clarté des garanties frais vétérinaires, indemnisation efficace en cas de mortalité, et accompagnement satisfaisant lors des grosses chirurgies.
Les griefs récurrents portent plutôt sur des cas particuliers : dossiers mortalité complexes où les échanges se multiplient, documents perdus ou demandés plusieurs fois, manque de tact de certains interlocuteurs face à des propriétaires en deuil, ou encore refus d’indemnisation liés à des exclusions contractuelles mal comprises au départ (pathologie préexistante, délai de carence, sinistre hors champ géographique). Ces témoignages rappellent une réalité : une assurance n’est pas une « baguette magique », mais un contrat juridique avec des droits et des limites.
Si l’on prend du recul sur ces retours, Cavalassur apparaît comme un assureur cheval solide, plutôt généreux sur les plafonds et assez réactif, mais qui exige en contrepartie une certaine rigueur de la part de ses assurés : lecture attentive des conditions, transparence sur l’historique médical, constitution de dossiers complets. En d’autres termes, plus vous soignez la relation contractuelle en amont, plus vous aurez de chances de bénéficier pleinement des atouts de Cavalassur au moment où votre cheval en aura vraiment besoin.